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Le blog de l'imam Abdallah (Valence-France)

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Simplifier l'islam pour les francophones

Les derniers jours de la vie du Messager (1/2)

 

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Les derniers jours de la vie du Messager ()



Signes d’adieu : Après le parachèvement de la religion, des signes d’adieu à la vie et aux vivants commencèrent à apparaître chez le Messager d’Allah :
• Au mois du Ramadan de l’an 10 de l’Hégire, il fit retraite pendant 20 jours, alors que d’habitude, il ne se retirait que pendant 10 jours
• l'ange Jibril, par deux fois étudia avec lui le coran alors que d'habitude il le faisait qu'une seule fois.
• Il disait lors de son pèlerinage d’adieu : « Je ne sais pas si je vous reverrai l’année prochaine en ce même lieu ».
• La sourate « An-Nasr » (la victoire) lui fut révélée au milieu de la période du Tachrik. Le sens de cette sourate signifie l’achèvement de la mission.
• Au début du mois de Safar de l’an 11 de l’Hégire, le Prophète se rendit à l'endroit de la bataille de "Ouhod" et fit une prière de recueillement pour le repos de l’âme des martyres, en signe d’adieu.
• Par la suite il s’en alla au Minbar et dit : « Je vais vous devancez. Je vous sers de témoin. Par Allah j’observe à présent ma destination. On m’a donné les clés donnant accès aux trésors de la terre (ou les clés de la terre). Par Allah ! Ce que je crains, ce n’est pas que vous retourniez à l’associationnisme après moi, toutefois je crains que vous ne vous mettiez à vous rivaliser pour les biens de ce bas monde"
• Un jour, il sortit, au milieu de la nuit et se rendit à Al-Bakia ou il demanda pardon pour les morts, disant : « Que la paix soit sur vous, occupants des tombes, Les vivants vous plaignent pour votre sort, mais les tentations de la vie arrivent comme les moments d’une nuit de ténèbres. Elles se succèdent et les dernières sont pires que les premières ». Il leur fit une annonce en ces termes : "Nous allons bientôt vous rejoindre"

Début de la maladie : 

Vers la fin du mois de Safar de l’an 11 de l’Hégire, un lundi, le Messager d’Allah assista à un enterrement à Al-Bakia. Alors qu’il s’en revenait, il eut des maux de tête accompagnés d’une forte chaleur.

Malgré la maladie, il ne cessait pourtant de diriger les prières.

La dernière semaine : 

La maladie devint plus intense. Le Prophète passa le dernière semaine de sa vie chez Aicha. Aicha récitait des versets ainsi que les prières, elle lui soufflait au visage et le massait de sa main dans l’espoir qu’Allah le guérisse.
Un mercredi, cinq jours avant le décès, le Prophète eut de la fièvre dans tout le corps. Les maux de tête s’accentuèrent et alors, évanoui, il dit : « Versez sur moi de l’eau, avant que je n’aille vers les gens leur faire des recommandations. On le fit s’asseoir dans un récipient et ensuite lui versa l’eau au point qu’il se mit à dire : « Ça suffit, a suffit ». Apres cela, il se sentit soulagé et alors, entra dans la mosquée la tête entourée d’un bandeau. Il s’assit sur le Minbar et, entouré d’une foule, prononça un discours qu’il exprima en ces termes : « Mérite la malédiction de Dieu ceux parmi les juifs et les chrétiens qui ont adopté comme mosquées les tombe de leurs Prophètes. N’adoptez pas ma tombe comme une idole à adorer » « Que ce dont j’avais fouetté le dos se vengent, voici mon dos. Que ce dont j’avais brisé la réputation ce vengent ».
Quelqu’un dit : « Tu me dois trois dirhams ». A cela, il répondit : « Donne les lui toi Fadl », puis fit des recommandations au sujet des Ansar, en ces termes : « Je vous recommande les Ansar. Ils ont fait leurs devoirs et à présent ils leur restent de jouir de leurs droits. Accepter leurs bienfaisance et pardonner leurs mauvaises actions ». A cela il ajouta : « Allah avait choisi un serviteur entre deux choses : lui faire obtenir tout ce dont il avait besoins dans la vie et le faire profiter de ce qu’il y a auprès de lui. Le serviteur préféra la deuxième position ». Sur ces mots selon Abi sa’id Al-Khoudri, Abou Bakr pleura et dit : « Nous te rachetons en t’offrant à la fois nos pères et nos mères ».. Le serviteur en question était le Messager d’Allah. Abou Bakr en sait plus que les autres.

Par la suite, le Prophète dit : « L’homme le plus généreux à mon égard dans sa compagnie et dans ses biens est Abou Bakr. Si je devais choisir un ami autre que mon seigneur c’est lui que je choisirais comme ami ». Toutefois la fraternité et l’amour dans le cadre de l’islam, ne laissent, dans la mosquée, s’ouvrir aucune porte, sauf celle d’Abi Bakr.

Quatre jours avant le décès : 

Le Messager d’Allah dit sous l’effet de la douleur : « Venez, je vais vous rédiger un document qui permettra de ne pas vous perdre ». Toutefois les gens divergèrent et ce met à discuter. Certains d’entre eux dirent : « Approcher le Messager d’Allah va vous rédiger un document ». D’autres épousèrent le point de vue d’Omar ibn Al-Khattab, il ne croyait pas que le prophète allait mourir et disait : « Il vous parle sous l’effet de la douleur, vous avez le coran, le livre d’Allah vous suffit ». Lorsque les voix se sont levées, le Messager d’Allah dit : « Allez vous en ! ». 

Jusqu'à ce jour, le Prophète dirigeait toutes les cinq prières, malgré sa maladie, c'est-à-dire jusqu'à jeudi situé à 4 jours de sa mort. Ce jour là, il dirigea la prière du Maghrib ou il récita la sourate « Al-Moursalat » comme à l’accoutumée. Au Icha la maladie devint plus grave l’empêchant même de sortir de chez lui pour aller à la mosquée. A cet égard Aicha raconte : « Le Prophète dit : « les gens ont-ils prié ? » Nous répondîmes : « Non ! Messager d’Allah, il sont en train de t’attendre ». Il reprit : « Mettez-moi de l’eau dans le récipient ». Nous mîmes de l’eau dans celui-ci. Alors il se leva ensuite allait ce levait avant de s’évanouir. Revenu à lui il dit : « Les gens ont-ils prié ? » Sur ces mots il s’évanouit une deuxième fois, puis une troisième fois avant de s’évanouir comme la première fois, lorsqu’il essayait de se lever. Apres cela il envoya auprès d’Abi Bakr lui donnant l’ordre de diriger la prière. En ces jours celui-ci dirigea dix-sept prières, ce qu’il n’avait jamais fait du vivant du prophète.

Un ou deux jours avant le décès : 

Le samedi ou le dimanche le Prophète se sentit mieux et escorté par deux hommes, sortit pour effectuée la prière du Dohr. C’était Abou bakr qui dirigeait la prière. Le voyant venir, celui-ci se mit à replier mais le Prophète lui fit un signe, lui ordonnant de ne pas reculer et continuer à diriger la prière. 

Un jour avant le décès : 

Le dimanche, le jour avant le décès le Messager d’Allah affranchit ses esclaves, fit une aumône de ce qu’il avait comme argent et donna ses armes aux musulmans.

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