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Le blog de l'imam Abdallah (Valence-France)

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Simplifier l'islam pour les francophones

BADR (La première test décisif dans l’histoire de l’islam)

BADR (La première test décisif dans l’histoire de l’islam)

BADR (La première test décisif dans l’histoire de l’islam)

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Cet événement, duquel les musulmans pauvrement armés et équipés sortirent victorieux, est considéré comme un des moments déterminants de l’histoire islamique.

La Sourate Al-Anfal a été révélée pour commenter le « Jour du Discernement ».

Le Discernement » (entre le bien et le mal, entre la vérité et le mensonge) : « … si vous croyez en Allah et en ce que Nous avons fait descendre sur Notre serviteur, le jour du Discernement, jour où les deux armées se rencontrèrent.» (Coran, 8:41)

La période mécquoise : oppression et expulsion :
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« 26. Et rappelez-vous quand vous étiez peu nombreux, opprimés sur terre, craignant de vous faire enlever par des gens. Il vous donna asile, vous renforça se Son secours et vous attribua de bonnes choses afin que vous soyez reconnaissants » Sourate Al-Anfal

La permission de se défendre n'a été donné que deux ans après l'hégire dans la Sourate de l'Araignée : « Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués de se défendre, parce que vraiment ils sont lésés ; et Allah est certes capable de leur apporter la victoire.» (Coran, 22:39)

La caravane de Quoraish :
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Une importante caravane, dirigée par Abou Sofiane et transportant une grande quantité de marchandises et d’argent, revenait de Syrie et se dirigeait vers la Mecque. La tension entre Quoraish et les musulmans était déjà à son comble.

Quoraish avait spolié les biens des musulmans après les avoir expulsé de leur demeures à la Mecque.

En apprenant la présence de la caravane, le Prophète (saw) demanda aux musulmans de se tenir prêts à l’intercepter. Mais comme il s’agissait d’une caravane commerciale, il ne prit pas la peine de faire des préparatifs minutieux ; il se mit simplement en position, avec ses hommes, afin de surprendre la caravane.

Abou Sofiane fut informé des intentions du Prophète (saw) ; il envoya donc un courrier à la Mecque pour demander des renforts d’urgence.

C’est ainsi qu’une force armée fut rapidement rassemblée par Qouraish. Tous les notables de la Mecque y prirent part. Ils étaient sous le commandement d’Abou Jahl et comptaient plus de 1000 hommes, cent chevaux et 700 chameaux.

La caravane sauvée :
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Abou Sofiane fit tourner sa caravane en direction de la côte. Puis lorsqu'il fut à bonne distance des musulmans, il envoya dire à l’armée Qorayshite que la caravane était sauvée et qu’ils pouvaient retourner à la Mecque.

Abou Sofiane était un homme sage et prévoyant, il ne voulait pas de guerre gratuite et non minutieusement préparée.

Plusieurs Mecquois souhaitaient rebrousser chemin ; mais Abou Jahl insista avec force pour qu’ils poursuivent leur chemin pour punir les musulmans ou au moins les dissuader de renouveler leurs attaques.

La concertation
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La nouvelle parvint au Prophète (saw) qu’une imposante armée mecquoise était en chemin pour venir l’affronter.

Le Prophète (saw) a jugé que l’affrontement avec Quoraish était inévitable. Revenir à Médine dans ces conditions était un signe de faiblesse et un grand danger pour la ville.

Vu le changement de situation il demanda à ses compagnons : « Conseillez-moi, Conseillez-moi »

Les Mouhajirines furent les premiers à répondre ; ils l’assurèrent de leur aide et de leur fidélité.

Mais le Prophète (saw) répéta encore sa demande. C’est alors que les Ansars réalisèrent que cette demande s’adressait à eux.

S’ad ben Mou’ad se leva immédiatement et dit : « Ô Prophète d’Allah ! Il me semble que ta question s’adresse à nous et que tu souhaites connaître notre avis à ce sujet. Peut-être crois-tu, ô Prophète d’Allah, que les Ansars se sont engagés à t’aider sur leur territoire uniquement. J’aimerais te dire, au nom de tous les Ansars, que tu peux nous conduire là où tu le souhaites, te disposer à te battre ou rompre les relations avec qui tu veux ; tu peux prendre, de nos biens, tout ce dont tu as besoin, ce que tu prendrais de nos biens nous serait bien plus cher que ce que tu nous en laisserais. Quels que seront les ordres que tu nous donneras, nous t’obéirons. Par Allah, si tu marchais sur l’océan, nous te suivrons et personne d’entre nous ne reculera »

Le Prophète fut très touché des paroles de ses compagnons. Il dit : « Et bien faites-le, et attendez-vous au meilleur. Allah m’a promis l’une des deux choses : la caravane ou la victoire»

Vers BADR
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Le Prophète (saw) se rendit au champ de bataille à Badr suivi de trois cent treize combattants fort mal équipés. Les musulmans avaient soixante-dix chameaux et deux chevaux que les hommes montaient à tour de rôle.

Les musulmans installaient leurs tentes près des puits de Badr, un endroit que le prophète (saw) avait choisi.

Al-Houbab ben Al-Moundhir donne un conseil stratégique au Prophète (saw) et le Prophète (saw) ordonne qu’on change la position de son armée.

La veille de la bataille
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Une petite hutte faite de branches de palmiers fut érigée, pour le Prophète (saw), sur une colline donnant sur le champ de bataille. Par la suite, le Prophète (saw) traversa ce dernier et montra du doigt, à ses compagnons, tous les endroits où les chefs ennemis allaient trouver la mort. Ses prédictions allaient s’avérer exactes.

Lorsque les deux armées se trouvèrent face à face, le Prophète (saw) dit : « Ô Allah ! Voici que s’avancent les gens de Qoraysh, avec toute leur vanité et leur arrogance : ils se disputent avec Toi, traitant Ton Prophète de menteur. »

Cela se passait dans la nuit du vendredi, le dix-septième jour de Ramadan. Dès les premières lueurs de l’aube, l’armée Qorayshite tout entière envahit la vallée et se positionna sur le champ de bataille, tandis que les musulmans se déployèrent devant elle, à peu de distance.

Le Prophète (saw) disposa ses rangs en ordre et retourna à la hutte en compagnie d’Abou Bakr. Se prosternant dans la poussière, il supplia Allah de lui porter assistance.

Les invocations du Prophète (saw)
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Le prophète () savait pertinemment que si la victoire de cette bataille ne dépendait que du nombre et de la puissance, de l’habileté et des armes des deux forces, c’était réglé d’avance. Il ne se faisait aucune illusion ; il voyait parfaitement que les musulmans étaient faibles dans tous les sens : en nombre, en armes et en habileté, tandis que l’ennemi était puissant et nombreux. Il voyait clairement la balance pencher en faveur de Qoraysh. C’est pourquoi il cherchait maintenant à la contrebalancer avec une force encore plus grande.

Avec ferveur, il supplia le Seigneur des cieux et de la terre, il demanda instamment à Allah : « Ô Allah ! Si ce petit groupe de musulmans est exterminé, il n’y aura plus personne pour T’adorer sur terre ! » Dans un état de grande exaltation, il leva les mains en prière et, à genoux, il implora : « Ô Allah ! Remplis la promesse que Tu m’as faite ! Aide-nous, ô Allah ! » Il était si absorbé par sa prière que son manteau tomba de ses épaules. Abou Bakr, grandement affligé de voir le Prophète d’Allah en larmes, vint le consoler et le réconforter.

La bataille
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Le Prophète (saw) donne l’ordre de commencer la bataille et cria : « Battez-vous pour le Paradis, dont la largeur est équivalente aux cieux et à la terre ! »

Allah envoya Ses anges en renfort. « Et ton Seigneur révéla aux Anges : « Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les cœurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. » (Coran, 8:12)

La fin d’Abou Jahl : Lorsque Abou Jahl rendit l’âme, le Prophète (saw) déclara : « Voici Abou Jahl, le Pharaon de cette nation. »

Cette victoire est mentionnée dans le Coran : « Allah vous a donné la victoire, à Badr, alors que vous étiez humiliés. Craignez Allah, donc, afin que vous soyez reconnaissants. » (Coran, 3:123)

Le Prophète (saw) ordonna que soient enterrés tous les cadavres des ennemis dans une fosse.

Le jour de la bataille de Badr, soixante-dix mécquois furent tués et autant furent faits captifs. Du côté des musulmans, quatorze perdirent la vie martyres.

Le retour victorieux : Le Prophète (saw) retourna à Médine à la tête d’une armée victorieuse. Les ennemis de l’islam étaient consternés et totalement démoralisés par l’issue de la bataille de Badr.

Les prisonniers :
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Le Prophète (saw) ordonna à ses compagnons de traiter les captifs généreusement. Il dit : « Traitez-les avec gentillesse. » Abou ‘Aziz ben ‘Oumayr relate qu’après avoir été capturé à Badr, il fut logé chez une famille Médinoise. Ils lui donnaient du pain (un aliment très rare à l'époque à Médine) le matin et un repas le soir, tel que l’avait ordonné le Messager (saw), tandis qu’eux-mêmes ne mangeaient que des dattes.

Le Prophète (saw) accepta le payement d’une rançon selon les moyens de chaque prisonnier. Ceux qui étaient incapables de payer furent libérés sans paiement.

Parmi les prisonniers qui n’avaient pas les moyens de payer une rançon, certains étaient instruits ; on leur offrit donc de gagner leur liberté en enseignant la lecture aux enfants des Ansars, à raison de dix enfants par prisonnier.

Zaid ben Thabit était l’un de ces enfants qui avaient appris à lire avec les prisonniers de Badr.

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