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Le blog de l'imam Abdallah (Valence-France)

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Simplifier l'islam pour les francophones

Le mariage entre l'idéalisme chrétien et le réalisme musulman

Le mariage entre l'idéalisme chrétien et le réalisme musulman



Le mariage chez les musulmans est un contrat, chez les chrétiens c'est un sacrement.

La différence n'est pas uniquement dans les termes mais elle est de taille entre les deux conceptions.

Le contrat de mariage en islam n'est pas comme les autres contrats. L'islam considère le contrat de mariage comme le contrat le plus important et le plus solennel entre un homme et une femme, le contrat qui mérite le plus d'attention et de respect, le contrat qui permet de partager toute la vie et de jouir des sentiments et du corps de son conjoint.

Le contrat du mariage est un contrat pour la vie, il ne peut en aucun cas être temporaire ou pour une durée déterminé, un mariage formulé avec une clause de durée n'est pas valide en islam.

L'engagement que se donnent les époux en présence de leurs familles et de leurs témoins est un engagement fort et lourd de conséquences, c'est aussi un engagement, avant tout et après tout , devant Dieu.

L'islam n'encourage pas et ne le favorise pas le divorce ! bien au contraire.

Le divorce est le licite le plus détesté par Dieu. Le divorce est l'action qui contente le plus Satan.

L'islam permet le divorce quand la vie d'un couple devient impossible. Par réalisme l'islam ne maintient pas un semblant d'une vie commune quand les deux principaux facteurs de la vie maritale sont absents à savoir l'affection et le bonté. « Et c’en est un autre signe que d’avoir créé de vous et pour vous des épouses afin que vous trouviez auprès d’elles votre quiétude, et d’avoir suscité entre elles et vous affection et bonté. En vérité, il y a en cela des signes certains pour ceux qui raisonnent. » Coran ( 30 / 21)

Un homme (ou une femme) peut faire une erreur de casting lors de son choix de conjoint, il peut aussi découvrir certains défauts insupportables, il peut découvrir une incompatibilité handicapante, il peut changer certaines de ses idées sans arriver à convaincre son conjoint de sa justesse et sa pertinence ! Tout cela peut remettre en question un couple.

Il est de toute évidence demandé aux époux de maintenir leur lien et leur contrat de mariage, d'entamer une réconciliation, de faire des concessions et de trouver des compromis pour sauver leur couple.

Ceci est demandé avec plus d'insistance quand ce couple a des enfants à charge.

Mais la dissolution est la dernière solution pour le couple quand aucune autre n'est envisageable.

Le divorce est certes un échec mais ce n'est pas l'échec d'une vie. Il est tout à fait possible de rebondir et s'engager légalement pour un nouveau projet de vie commune.

Apres un divorce l'homme comme la femme peuvent aller refaire leur vie et commencer une autre vie commune en profitant des leçons de leur échec. La société et la législation a l'obligation de les accompagner.

Partant du principe "Ce que la main de Dieu a uni la main de l'homme ne peut séparer", les chrétiens prônent l’indissolubilité du mariage. Ceci est un idéalisme qui ne tient nullement compte de la nature humaine. Il vient, à mon sens, d'une généralisation et d'un excès de confiance en l'homme et en ses choix.

Ce n'est pas Dieu qui a imposé cela aux chrétiens. Ce sont les hommes voulant, par amour et désire de plaire à Dieu, s'imposer des charges que le Seigneur ne leur a pas imposé, alors ils finissent par se rendre compte que la majorité parmi eux n'est pas capable de tenir cet engagement et supporter cette contrainte.

C'est aussi la même démarche chrétienne pour d'autres contrainte comme le célibat des prêtres, la vie monastique, ...

Le verset suivant résume cette situation chrétienne : « [27] Nous avons envoyé ensuite sur leurs traces Nos autres prophètes que Nous avons fait suivre de Jésus, fils de Marie, à qui Nous avons donné l’Évangile. Et Nous avons fait naître dans le cœur de ceux qui l’ont suivi la bonté et la compassion. Quant au monachisme qu’ils ont instauré eux-mêmes, Nous ne le leur avons point imposé. Ils y étaient seulement poussés par leur propre désir d’être agréables à Dieu, sans pour autant l’observer comme ils auraient dû le faire. »

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